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RAPPEL pour les sorties :
En cas de manquement exceptionnel, une pénalité de 3,00 euros sera appliquée. (les absents chroniques se verront privés de sorties
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| dimanche 18 septembre - la Grande Motte |
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| 22-09-2011 | |
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Si l’Asul est un club de loisirs, il lui prend parfois l’envie d’aller se mesurer à d’autres clubs... Les premières années, le choix des régates n’ayant pas toujours permis aux rameurs d’exprimer tout leur potentiel, Bruno a changé sa pelle d’épaule. Depuis le calendrier privilégie des courses un peu lointaines, avec peu de participants, quitte, dans certains cas à demander aux arbitres de créer des séries sur-mesure. C’est ainsi qu’à Montriond, par exemple, on a vu des courses où ne figuraient que des bateaux de l’Asul… Plus fourbe, se déplacer sur des randonnées (Lyon, Vouglans) et faire la course pendant que les autres admirent le paysage. Autant de tactiques qui fonctionnent plutôt bien. Dernièrement, l’Asul a franchit un cap en créant son propre challenge, fin juin, n’invitant que des clubs loisirs dont on se dit que peut-être… sur un malentendu… et avec les bonus dont on a le secret, ça pourrait le faire. Et ça le fait plutôt bien. Depuis quelques mois nous testons une autre tactique. Choisir une activité en marge de la nôtre (l’aviron de mer), un équipage avec un physique en marge de ce qui est la norme dans ladite activité (des filles de moins d’1,68 m au garrot et de 60 kilos en moyenne) et bien insister sur le fait qu’on est des loisirs effarouchées par la moindre vaguelette. Tout en conservant les fondamentaux : aller sur des bassins pas trop courus (le Léman dans le sens de la largeur, la Grand Motte à 8 heures du matin sous la pluie) et choisir des catégories dans lesquelles l’adversaire est rare (voire inexistant). La procédure : les autres, même pas nombreux, nous accueillent avec condescendance, nous prêtent des yoles de compet’, nous donnent des conseils judicieux : « Les filles de Lyon, elles ont pas trop l’habitude, on va les faire partir devant » ou « Faudra bien veiller à ramer en ¾ dans la houle sinon vous allez vous faire mal »... Nous on écoute attentivement, on opine du chef gentiment, on va faire pipi rapidement, on embarque élégamment… et on rigole jaune parce qu’effectivement, dimanche 18 septembre à 10 heures, levés depuis 3h30 le matin même, on se rend vite compte que « Oh putain, ça va pas être une partie de plaisir ». Un point de vue largement partagé par Sébastien G., le barreur de ces dames, submergé par une grosse vague avant même le premier coup de pelle. Ensuite, on prend le départ et c’est parti pour 1 heure (56 min et des embruns) d’essoreuse en apnée. En résumé, on a peut être pas de gros biscottos mais : 1/Techniquement on a assuré, même s’il faut avouer qu’on a pas chiadé les détails : les mimines bien soudées, les épaules bien droites, les mains pas trop crispées sur les pelles et la petite gerbouille à l’attaque paraissent bien futiles en mode survie. On a donc serré les dents, les pelles et ramé comme des bourrins mais ensemble. « Et c’est déjà pas mal », dixit Adeline-la-Malouine. 2/Certaines ont des petites vessies (on taira le nom…) mais on a toutes un cœur gros comme ça et les 8 kilomètres, on les fait fingers in the noze. La preuve, Catherine F. a peut-être flingué ses trapèzes (en mer il faut toujours au moins une équipière avec des trapèzes et une Malouine…) mais a réussi jusqu’au bout à jurer entre deux vagues. Ça c’est de la caisse ! 3/Notre barreur est un masterchef. Certes en mer il n’y a ni ligne d’eau ni pile de pont mais le barreur est capital car une partie de la course se joue au passage de bouées. Et là, Sébastien a été magistral. Pourtant c’était pas gagné : la Fédé ayant décidé que le savoir-vivre c’était ringard, la seule règle qui prévaut désormais c’est le « Pousse-toi de là que je passe ». Or on avait bien remarqué que Sébastien n’était pas resté insensible à la jeune et jolie skiffeuse blonde et on craignait qu’à la première bouée, il joue les gentleman et la laisse passer avec un grand sourire. Que nenni, après l’avoir encouragée au départ, il s’est souvenu que l’Asul jamais ne recule et n’a pas hésité un instant à lui faire l’intérieur du virage, la laissant seule au creux de la vague. Le côté obscur de sa loyauté à l’Asul, c’est que leur histoire s’est arrêtée là… Au final : on a laissé deux skiffs et un double derrière (alors qu’en mer les doubles sont avantagés), on termine à 30 secondes du double juste devant et 1’40 du premier. Sommes donc premières de notre catégorie… On a aussi gagné « la coupe du club qui vient de plus loin » et un tee-shirt taille M comme Mega-trop-grand. A ce sujet nous avons le regret de vous annoncer que Marilyn a succombé aux charmes (ou plus exactement au corps musculeux et bronzé surmonté de deux très, très beaux yeux bleus) d’un rameur de mer. Un grand merci au club d’aviron du Ponant (prendre à droite direction la gendarmerie, puis suivre l’indication Tennis-Aviron…) qui nous a prêté sa meilleure yole et ses douches chaudes. Prochaine étape Dunkerque. Ou comment voyager discrètement en TGV avec 5 paires de pelles… |
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| Dernière mise à jour : ( 22-09-2011 ) |
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